• Cancer des ovaires

    • Epidémiologie :
      • 3ème cancer le + fréquent chez la femme ménopausée en France
      • 10 % de type héréditaire (BRCA)

     

    • Facteurs de risques :
      • Fréquent chez les femmes nullipares ou infertiles – Rare chez celles qui ont pris des contraceptifs oraux

     

    • Circonstance de découverte :
      • Pathogénie exacte encore peu connue aujourd’hui
      • Pour la population générale : pas de dépistage de masse
      • Pour les populations à risques : dépistage par dosage du CA 125 et échographie endovaginale

     

    • Diagnostic :
      • Tardif car peu symptomatique
      • Echographie pelvienne, dosage du CA 125, IRM pelvienne et examen histologique de biopsies ou de l’ovaire malade
      • Marqueurs biologiques: association du CA 125 et de l’HE4 (protéine épididymaire humaine de type 4) qui offre une sensibilité et une spécificité de détection (devant une masse pelvienne) des cancers et des récidives

     

    • Bilan d’extension :
      • Parfois le cancer de l’ovaire est retrouvé associé au cancer du sein (mutation des gènes BRCA1 et BRCA2) et du côlon (dans le cadre du syndrome de Lynch)

     

    • Anatomopathologie :
      • Souvent un adénocarcinome séreux
      • 3 groupes histologiques principaux selon l’origine de la tumeur :
        • Tumeurs épithéliales ovariennes (surtout représentées par les adénocarcinomes séreux, mucineux et endométrioïdes)
        • Tumeurs des cordons sexuels et du stroma gonadique
        • Tumeurs des cellules germinales (gonadoblastomes : tumeurs des petites filles)
      • Origines des tumeurs épithéliales ovariennes:
        • Tumeurs séreuses :
          • Au niveau de la jonction pavillon-ovaire (origine : pavillon de la trompe)
          • Théorie de l’endosalpingiose: diffusion des cellules du pavillon de la trompe vers la surface ovarienne au moment de l’ovulation avec invagination de l’épithélium ovarien formant des kystes d’inclusion corticale incluant des cellules tubaires
        • Tumeurs endométrioïdes et à cellules claires :
          • Implantation de cellules issues de l’endomètre dans l’ovaire
          • Association non constante d’une endométriose pelvienne
          • TTT : ligature des trompes (arrêt de la progression des cellules vers les ovaires)
        • Tumeurs mucineuses :
          • Proviennent des cellules transitionnelles (trompe/péritoine)

     

    • Traitement :
      • L’objectif est toujours la résection complète
      • Hystérectomie totale avec annexectomie bilatérale, curage ganglionnaire péri-aortique, omentectomie (ablation de l’épiploon) et exérèse de toute lésion visible à l’œil nu
      • Chimiothérapie (parentérale ou intra-péritonéale) – possibilité de chimiothérapie néo-adjuvante
        • Indiquée également pour les récidives précoces (< 6 mois)
        • Intérêt de la CHIP : ↗ du degré de pénétration intra-tissulaire des sels de platine et utilisation de doses + importantes

     

    • Pronostic :
      • Dépend du type histologique de la tumeur et du stade clinique
      • Redoutable (4500 nouveaux cas / an et 3100 décès / an)
      • Mais diminution de la mortalité depuis les années 1990
      • Rechutes fréquentes
      • Survie globale de 25% tout stade confondu à 5 ans