• Les névroses

    ⇒ On ne peut parler de névrose que si on a en tête la psychose et la perversion

     

    C'est-à-dire que dans tout esprit humain il existe une de ces 3 structures

    • Névrose
    • Psychose
    • Perversion

     

    Δ C’est seulement lorsqu’il y a un fort déséquilibre à l’intérieur de l’une d’elle qu’il y a intervention psychiatrique

     

    La névrose : c'est l'expression symbolique d'un conflit, résultante d'un compromis entre le désir et les défenses du Moi. C'est la solution au conflit Œdipien, avec sa composante dépressive.

     

    →Différence névrose psychose : accès au symbolique ; souplesse entre les mots et les choses

     

    Psychose : mot = chose à manque d’accès au symbolique, rigidité par rapport aux mots

    Névrose : mot = plusieurs choses à accès au symbolique

     

    Pour la névrose :

    • Conflit entre ce que l’on a pensé, et ce que l’on a fait
    • Le refoulement est le point commun de la névrose
    • Les mauvaises idées sont cachées dans l’inconscient et elles demandent à sortir au bout d’un moment et c’est ce qui crée l’angoisse

     

    Névrose phobique. Le diagnostic est assez aisé à faire car le patient phobique va chercher de l'aide, vient dire qu'il est angoissé.

     

    Névrose hystérique. Plus délicat à distinguer. La relation induite par la névrose hystérique tient compte de la perte phallique, avec angoisse de castration. L'obsessionnel n'a pas ce type de fonctionnement mais les ressemblances peuvent être grandes. Il pourra de plus avoir parfois des défenses hystériques.

     

    Pour la psychose :

    • On peut trouver des gens psychotiques qui parlent, échangent, qui nous font croire à une réelle communication, et un jour ça craque
    • Déclenchement de crises psychotiques aux alentours de 18 ans en général, autours d’un choc émotionnel

     

    Pour la perversion :

    • Quelqu’un qui a accès au symbolique mais qui nie/dénie la castration (syn. Frustration)
    • Castration = privation ≠ de la toute-puissance de l’enfant
    • Pour avoir accès au symbolique, il faut assimiler le concept de castration
    • Le pervers peut amener un regard sur le monde, lorsque la perversion n’est pas trop présente sur le plan pathologique

     

    • Névrose hystérique

     

    Hystérie féminine

    Le tableau clinique est très varié. La personnalité du sujet sera néanmoins marquée par :

    • La prévalence d'un type d'identification;
    • Un mécanisme de défense : le refoulement;
    • L’affleurement du conflit œdipien dans les registres libidinaux phallique et oral.

     

    C’est par l’intermédiaire des hystériques, que Freud a inventé la psychanalyse

    Il s’est rendu compte qu’il fallait laisser parler les hystériques : méthode de l’association libre

    Le symptôme hystérique, ne peut s’entendre ou se comprendre que par le discours du patient

    Il n’y a pas de logique organique

    L’angoisse est dans le corps, le symptôme veut dire quelque chose 

     

    Femme hystérique :

    -Très bien physiquement limite aguicheuse mais ne va pas plus loin au niveau sexuel 

    -A parfois tendance à éviter les actes sexuels

     

    L’hystérique éprouve la castration dans son corps

    L’hystérique travaille son angoisse avec son corps

    La séduction sexuelle est vécue comme traumatisante

    L’objet libidinal est fondé sur l’aversion

     

    Après le choc traumatique, le malade a une tendance inconsciente à retrouver l'univers affectif de l'enfant.

    L'énergie pulsionnelle emprunte la voie somatique, après que le refoulement ait interdit la voie de la conscience.

     

    Théorie du traumatisme infantile :

    Avec Freud, dans un 1er temps de sa recherche, le traumatisme psychique inconscient provenait de son enfance et cela lié à la sexualité infantile

    →1ère topique de Freud : préconscient – conscient – inconscient

    Le traumatisme psychique inconscient n’est pas actuel, il est soumis à l’élaboration, mais son refoulement n’a pas permis de décharger l’affect qui lui est lié. Bien après, dans l’après coup, le traumatisme prend d’autres signification. C’est là qu’il y a régression et formation de symptômes.

     

    Défense de l’hystérique pour se protéger du retour du fantasme : l’angoisse se fige dans le corps

     

    Théorie du fantasme :

    2ème théorie de Freud

    Toutes les jeunes filles qui somatisent n’ont pas forcément été abusées sexuellement

    Il n’y a pas d’indice de réalité dans l’inconscient

     

    Fantasme sexuel de la névrose hystérique : forme d’écœurement par rapport à des souvenirs

    →Ne veut plus jamais recommencer

    →Erotisation du corps

    →Enfant difficile, précocement insatisfait

     

    Le désir de l’hystérique se caractérise comme insatisfait

     

    • Névrose obsessionnelle

     

    →Il y a une rigidité des mécanismes de défense

     

    Obsessions : pensées ou groupe de pensées qui s'imposent au sujet de façon incoercible et pénible. Le caractère absurde est pleinement ressenti mais le sujet ne peut chasser ces pensées. La problématique est de savoir: "est-ce que je vis?"

     

    Pour la psychanalyse :

    Elle résulte d’un conflit inconscient entre les composantes pulsionnelles érotiques et les tendances destructives (amour-haine)

    Le refoulement de la destructivité est sans cesse mis en échec et c’est ce mécanisme qui produit l’angoisse (ex : conduites obsessionnelles autour de la propreté, de la vérification interminable etc.)

     

    Pour l’obsessionnel, l’angoisse se trouve dans les idées (tête)

    Il essaie de s’assurer de l’intégralité de l’objet (ex : réparateur de chaudière)

    C’est la toute puissante de la pensé

     

    →Enfant modèle

     

    Pour le névrosé obsessionnel :

    -S’emploie à nier le désir de l’autre

    -S’imagine que cet autre veut sa castration imaginaire

    -Pressent qu’il a une dette à payer au père œdipien

    -Se sent souvent coupable

    -Fait le don de ses objets de jouissance

    -N’engage pas son désir dans la rencontre

    -Objet libidinal : trop de plaisir

    -Se ferme à l’échange dialectique, à la parole de l’autre : il faut absolument que ce qu’il pense soit de lui, jamais de son voisin, au bénéfice d’une exaltation narcissique des pensées propres au sujet  

     

    Le désir de l’obsessionnel se caractérise comme impossible

     

    Parfois on peut voir des gens comme névrosés obsessionnels puis en fin de compte ils sont plutôt dans la névrose car leurs mécanismes de défenses sont plus primitifs, et ils jouent moins avec le symbolique

     

    L’obsessionnel se souvient de son enfance : il a trouvé cela tellement bien qu’il ne veut pas recommencer

    Le névrosé obsessionnel : veut bien avoir des relations sexuelles juste pour avoir des enfants puis après souhaite arrêter

    →Erotisation de la pensée