• Les psychotropes

    Les psychotropes

    Les psycholeptiques :

    • Ils ralentissent l’activité mentale et sont divisés en 3 groupes

    Neuroleptiques

    Anxiolytiques

    Hypnotiques

    Sédatifs

    Diminution des angoisses et des états d’agitation

    EI surtout neurovégétatifs : tachycardie, hypotension, constipation, rétention urinaire, glaucome, hyposialie

    Tercian®, Nozinan®, Neuleptil®

    Cf. tableau ci-après

    Cf. tableau ci-après

    Incisifs ou anti-productifs = antipsychotiques

    Effacement des syndromes positifs (hallucinations, délire)

    EI surtout de type neurologique

    Haldol®, Clopixol®, Dipipéron®

    Désinhibiteurs

    Efficaces à faible dose sur les symptômes déficitaires

    EI surtout de type neurologique

    Solian®, Dogmatil®, Piportil®

    Neuroleptiques atypiques

    Actions + larges : effets anti-déficitaires + troubles cognitifs et dépressifs associés

    Sans les effets secondaires produits par les autres neuroleptiques

    Traitement utilisé en psychiatrie, chez la personne âgée et pour le traitement du hoquet notamment

    Leponex® (Clozapine), Xeroquel®, Zyprexa®, Abilify®, Risperdal®

     

    Les psychotropes

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    • Les neuroleptiques :

    Les psychotropes

    Autres : Aripiprazole (ABYLIFY) - Risperidone (RISPERDAL) - Palipéridone (TREVICTA, XEPLION) - Pimozide (ORAP)

    • Indications principales :
      • Face à un état d’agitation
      • Face à une psychose aigue
      • Face à une psychose chronique
      • Dans les états d’agitation associés aux démences
      • Dans certaines autres indications (TIC, troubles du sommeil chez la personne âgée)
      • Dans les indications non psychiatriques (nausées, vertiges, hoquet, bouffées de chaleur…)
    • Formes :
      • Classique : comprimés, injectables, gouttes, comprimés oro-dispersibles
      • Retard Injection retard (NAP : neuroleptique à action prolongée)
    • Effets secondaires :

     

    Généralités

    Signes cliniques

    Traitement

    Prévention

    Syndrome malin des neuroleptiques

    Rare mais grave (10 à 20 % de décès)

    Surtout neuroleptiques de 1ère génération

    Souvent en début de de TTT

    Surtout sujet jeune et forme LP

    Hyperthermie inexpliquée

    Sueurs

    Troubles du tonus (très grande rigidité)

    Déshydratation

    Hypotension

    Trouble de la vigilance

    ↗ des CPK, LDH, transaminases, hyperleucocytose

    Arrêt du neuroleptique et transfert en réanimation

    Prise de température à chaque injection retard

    Syndrome extra-pyramidal

    Syndrome akinéto-hypertonique

    Au bout de quelques jours ou semaines

    Tend à s’effacer au fil des mois

    Hypertonie

    Perte des mouvements automatiques

    Maintien des attitudes

    Hyper-sialorrhée

     

    Contrôlé partiellement par des produits antiparkinsoniens (ex : Lepticur®)

    Si survenue avec un NL anti-productif : du neuroleptique ou changement de famille si très invalidant pour le patient

     

    Effets neurologiques à type de dyskinésies aigües

    Souvent en début de traitement

    Donne au patient une mauvaise opinion des neuroleptiques et une observance ultérieure médiocre

    Torticolis spectaculaires

    Plafonnement oculaire

    Pro-traction de la langue

     

    Anticholinergiques (ex : Akineton® LP 4 mg)

     

    Effets neurologiques à type de syndrome hyperkinétique

    Raideurs musculaires très importantes par le phénomène de « roue dentée » au niveau des articulations

    Impatiences (impossibilité de tenir en place, notamment debout, et ont la sensation de devoir bouger en permanence)

     

     

     

    • Autres :
      • Dépression
      • Etat d’indifférence émotionnelle
      • Etat confusionnel (notamment chez la personne âgée)
      • Réactivation anxieuse majeure
      • Hypotension orthostatique (nécessitant parfois une correction sous Leptamil®)
      • Hypo-sialorrhée (correction sous Surfarlem®)
      • Tachycardie
      • Constipation – Rétention urinaire
      • Syncope
      • Convulsions
      • Hypothermie (ex : 35,5°C) ou hyperthermie (37,5°C à 38,4°C) : fréquentes mais à surveiller pour éliminer un syndrome malin
      • Prise de poids importante (70-80 kg) sous Clopixol® et Leponex® notamment (à contrôler uniquement par des mesures diététiques)
      • Troubles de l’activité sexuelle (frigidité, troubles de l’éjaculation, impuissance)
      • Photosensibilisation
      • Chez les femmes : aménorrhée, galactorrhée
      • Chez les hommes: gynécomastie (hypertrophie des seins)

     

    • Effets secondaires des neuroleptiques atypiques (TTT de dernière génération) :
      • Leponex®: agranulocytose (nécessitant des prises de sang régulières)
      • Zyprexa®: prise de poids
      • Abilify® et Risperdal® : amoindrissement des effets secondaires neurologiques

     

    Les psychoanaleptiques :

    • Ce sont des stimulants de l’activité mentale soit en augmentant la vigilance, soit en excitant l’activité intellectuelle ou la tension émotionnelle
    • Ils se divisent en deux classes :
    • Les antidépresseurs
    • Les psychotoniques (amphétamines)

     

    Les psychodysleptiques :

    • Ce sont des médicaments ou des substances qui perturbent l’activité mentale en produisant des hallucinations :
      • Mescaline (alcool)
      • Ecstasy
      • Kétamine
      • PCP …

     

    Les thymorégulateurs :

    • Visent à lutter contre les états maniaques et les états dépressifs car ils régulent l’humeur
    • Ils sont utilisés contre les accès maniaques et dépressifs des troubles bipolaires essentiellement
    • La molécule la plus utilisée est le lithium qui a pour but de réguler l’humeur et permet la diminution ou l’arrêt des antidépresseurs
    • Lithium (Teralithe® LP 400, 250), antiépileptiques (Depakine ®, Depakote®)
    • EI du lithium: néphrotoxicité

    Rôle IDE dans la préparation et la surveillance des thérapeutiques médicamenteuses :

    • Préparation à 2 soignants (1 qui lit les PM, l’autre qui prépare)
    • Etre vigilant par rapport à la quantité des différentes thérapeutiques existantes
    • Fenêtre thérapeutique : permet de remettre « à plat » les traitements du patient et d’en diminuer les quantités