- Epidémiologie :
- Incidence : 6000 nouveaux cas par an en France / Mortalité : environ 1864 décès par an
- 2ème cancer gynécologique de la femme de plus de 50 ans
- Pic de fréquence : 64 ans
- Facteurs de risques :
- Survient le plus souvent après la ménopause sous l’effet de la prise d’œstrogènes, du diabète, de l’obésité et de l’hypertension artérielle
- Exposition oestrogénique non compensée
- Traitement oestrogénique seul
- Tamoxifène (hormonothérapie qui stimule les récepteurs à l’œstrogène au niveau de l’utérus)
- Obésité androïde (diabète + HTA + hyper-uricémie) [fabrication des œstrogènes par ovaires et tissus gras]
- Ménopause tardive et pré-ménopause longue
- Pauciparité (fait d’avoir accouché un petit nombre de fois)
- Syndrome de Lynch II
- Nourriture occidentale
- Circonstance de découverte :
- Signes cliniques:
- Métrorragies isolées (surtout en post-ménopause)
- Troubles du cycle sous TTT hormonal
- Atteinte cervicale +/- polype sentinelle
- Utérus gros et mou
- Femme à risque : TTT hormonal déséquilibré, excès d’hormones endogènes (obésité)
- Dépistage : échographie
- Diagnostic :
- Examen des biopsies (Pipelle de Cornier*)/curetage endométrial (sous utéroscopie)
*Outil de référence permettant une biopsie de l'endomètre par aspiration,
pour un dépistage efficace du cancer de l'utérus
- Les 4 stades du cancer de l’endomètre :
- Stade I : La tumeur est strictement limitée au corps de l’utérus. Dans ce stade, on distingue les tumeurs limitées à l’endomètre ou qui ne dépassent pas la moitié du myomètre.
- Stade II : La tumeur s’est étendue au col de l’utérus, mais sans aller au- delà
- Stade III : La tumeur a atteint la séreuse* utérine et/ou les annexes (Ovaires, trompes de Fallope, ligaments), ou le vagin et/ou les paramètres*, ou les ganglions lymphatiques* proches, ceux du pelvis* (ganglions pelviens) et/ou ceux qui entourent l’aorte (ganglions para aortiques)
- Stade IV : La tumeur s’est étendue à la vessie et/ou à l’intestin et/ou à des organes plus éloignés sous forme de métastases (ganglions lymphatiques de l’abdomen* ou de l’aine, poumons, foie, os, cerveau).
- Bilan d’extension :
- IRM
- Extension locale: lente vers l’isthme et la profondeur du muscle
- Extension locorégionale : vers le vagin, l’ovaire et le péritoine pelvien
- Extension régionale: vers les ganglions (si myomètre atteint à plus de 50 % et si isthme atteint
- Anatomopathologie :
- 90 % des tumeurs épithéliales
- 80 % des adénocarcinomes de type endométrioïde
- Traitement :
- Chirurgie simple : hystérectomie totale avec annexectomie (si possible par voie vaginale)
- Repérage du ganglion axillaire et curage ganglionnaire iliaque (sous cɶlio) si infiltration > 50 % à l’IRM
- Radiothérapie externe pelvienne (si ganglions pelviens positifs et atteinte du myomètre > 50 %)
- Curithérapie vaginale (utilisation d’iridium dosé par dosimétrie à l’aide d’un applicateur local, en ambulatoire sans anesthésie)
- Pronostic :
- Survie globale à 5 ans : 80 % (stade I : 80 % / stade IV : 10 %)
- Bon pronostic si diagnostic précoce
- Surveillance :
- Clinique (plaintes, toucher vaginal et pelvien)
- Tous les 6 mois pendant 2 ans
- Tous les ans pendant 3-8 ans
- Examens complémentaires orientés à la demande