L’addiction : processus dans lequel est réalisé un comportement qui peut avoir pour fonction de procurer du plaisir ou de soulager un malaise intérieur. Le risque d’addiction résulte de l’interaction entre un individu, le produit et l’environnement. On décrit des addictions avec produit (tabac, alcool, drogues) et sans produits (TCA, addiction sexuelle, travail)
⇒L’addiction à une substance est un mode d’utilisation inadapté d’une substance conduisant à une altération du fonctionnement ou à une souffrance cliniquement significative, caractérisé par la présence de deux (ou plus) des manifestations suivantes, à un moment quelconque d’une période continue de 12 mois
L’usage : consommation n’excédant pas 21 verres standards hebdomadaires pour l’homme et 14 pour la femme
L’usage nocif ou abus (ou mésusage) : consommation susceptible de provoquer des dommages physiques, psychologiques ou sociaux pour le consommateur et pour son environnement proche ou lointain. (Sans prise en compte du caractère licite ou illicite du produit)
Exemples : retentissement sur la santé, infractions répétées liées à l’usage du produit, violences, aggravation de problèmes personnels ou sociaux, difficulté à accomplir ses obligations professionnelles ou scolaires, mise en péril de la santé d’autrui (femme enceinte)
L’accoutumance (ou tolérance) : le corps s’habitue aux effets du produit au bout d’un certain temps de prise régulière d’une substance psychoactive, et il faut augmenter les doses pour trouver les mêmes effets (tolérance) : l’organisme s’est accoutumé à cette dose.
La dépendance : caractérisée par le besoin compulsif du produit et ce en dépit de la connaissance par le consommateur des effets néfastes qu’il aura sur sa santé et sa vie sociale. Asservissement à une substance psychoactive, avec dépendance psychique (sensation de mal-être, dépression sous-jacente, anxiété, angoisse, troubles de l’humeur) et souvent physique (symptômes corporels).
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Symptômes corporels liés à la dépendance physique |
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Opiacés |
Sueurs, courbatures, tremblements, nausées, insomnie, agitation |
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Alcool |
Tremblements +++, angoisse, sueurs, comitialité voire délirium tremens |
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Barbituriques |
Tremblements, sueurs, angoisse voire convulsions |
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Benzodiazépines |
Insomnie, douleurs, agitation |
Critères de la dépendance selon le DSM IV : elle est brutale ou progressive selon les produits. Elle est installée quand on ne peut plus se passer de consommer, sous peine de souffrances physiques ou psychiques. La vie quotidienne de la personne tourne quasiment exclusivement autour de la recherche et de la prise du produit : elle devient alors toxicodépendante.
L’état de manque : apparition de troubles physiques importants voire intenses lorsque l’administration de la drogue est suspendue. On parle aussi de syndrome de sevrage.
⇒Signes de manques aux opiacés :
⇒Les différents produits consommés :
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Effet dissociatif |
Kétamine |
A la base : puissant analgésique – domaine médical Reste très marginalement consommé Autrement appelé « spécial K » Coupe le corps de l’esprit – sensation de sortir du corps Effet brutal au sevrage se manifestant par des comportements inadaptés |
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Effet perturbateur |
Cannabis |
Produit stupéfiant le plus consommé Principal effet recherché : apaisement musculaire et psychique Autres effets : antidépresseur, stimulateur (surtout après plusieurs années de consommation) Impact psychique : comportement psychotique (rires émotivés par ex) |
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LSD |
Produit extrait de l’ergot de seigle Composant psychoactif et psychogène Hallucinogène puissant imposant des couleurs très flashies occasionnant des « bad-trip » (état d’angoisse majeur) Durée d’action très longue Risque lié aux comportements à risques Produit berçant le consommateur dans un univers purement imaginaire faisant oublier toutes les contraintes de la réalité |
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Effet stimulant |
MDMA ou Ecstasy |
Risques : hyperthermie et déshydratation Effet provoqué : désinhibition Effet qui dure quelques heures TTT : anxiolyse (Loxapac, Valium) Peut provoquer un « effet rebond » |
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Cocaïne |
Effet rapide (30 minutes) touchant l’ensemble des organes et notamment le cœur Donne un plaisir plus intense que la MDMA Provoque un effet de toute puissance Discours très laborieux en cas de surconsommation Risque majeur si sniffée : ulcération de la cavité nasale + augmentation du risque d’hépatite |
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Effet dépresseur du système nerveux central |
Alcool |
Signes physiques de dépendance à l’arrêt de la consommation et au réveil Risques majeurs au sevrage : crises d’épilepsie, délirium tremens DT : valium, vitamines, hydratation (IV puis per os) Δ Laisser en permanence une lumière allumée (ne pas laisser la personne dans le noir) |
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Héroïne |
Annule les effets de manque et la nervosité liée à l’absence du produit Entraine un effet de dépendance majeur se manifestant par une dépendance physique semblable à la morphine Entraine également une dépendance psychique très forte et très rapide (2-3 consommations suffisent) pouvant durer plusieurs années après l’arrêt de la consommation Accoutumance après un certain temps de consommation Signes de manque non létaux mais difficilement vivables par la personne |