Parfois : hépatomégalie irrégulière (évocatrice de localisations secondaires hépatiques)
Fibroscopie ɶso-gastroduodénale avec biopsies (recherche d’hélicobacter pylori et mesure distance tumeur et cardia/pylore)
Examens complémentaires : NFS-P, ionogramme, BH, dosage des marqueurs tumoraux ACE et CA 19.9
Bilan du terrain : état général, nutritionnel, cardiaque (si chimiothérapie envisagée), pulmonaire (si chirurgie thoracique envisagée)
Recherche d’une prédisposition familiale : oncogénétique (si cancer avant 40 ans, si 2-3 cas de cancer gastrique dans la famille (au 1er et 2ème degré)
Bilan d’extension :
Scanner thoraco-abdomino-pelvien (permet la stadification de la maladie selon le TNM)
Echo-endoscopie gastrique (affirmation du caractère superficiel ou non du cancer)
Examens optionnels :
Cœlioscopie exploratrice
TOGD (transit ɶso-gastroduodénal)
IRM si images hépatiques évocatrices de métastases
Extension ganglionnaire fréquente (petite et grande courbure gastrique, pédicule hépatique, rate)
Métastases localisées principalement au niveau du péritoine, du foie, des poumons, de la plèvre, des surrénales, et des ovaires chez la femme
Anatomopathologie :
Gastrite chronique à gastrite atrophique à métaplasie intestinale à dysplasie à adénocarcinome
Adénocarcinome dans 90 % des cas
Traitements :
Traitement curatif : gastrectomie totale ou partielle (par laparotomie ou cœlioscopie) associée à un curage ganglionnaire (ablation de la rate parfois associée)
Chimiothérapie pré-opératoire si cancer résécable sans métastases
Chimiothérapie et réévaluation si cancer non résécable sans métastases
Reconstruction variable selon la portion de l’estomac retirée
Traitement palliatif :
Chimiothérapie parfois associée à une radiothérapie
Dans certaines situations : chirurgie palliative avec gastrectomie totale
Chez les patients inopérables et souffrant d’un cancer antro-pylorique (sténose pylorique) : mise en place d’une endoprothèse duodénale à visée palliative
Prise en charge :(éléments spécifiques importants)
Avant une opération gastrique: évaluation nutritionnelle (IMC)
En pré-opératoire immédiat: s’assurer du jeûne prescrit
En post-opératoire : alimentation parentérale ou entérale, SNG selon l’intervention, poids 2 fois par semaine, drainage (débit, aspect, changement)
Risques post-opératoires précoces:
Fistule anastomotique (fièvre, frisson, douleur épigastrique ou basi-thoracique, parfois scapulaire gauche, gêne respiratoire, tableau de pneumopathie de base gauche, drainage purulent, confusion mentale, élévation des GB et de la CRP)
Hémorragie sur suture, sur ulcère post-opératoire (troubles hémodynamiques, douleurs, hématome intra-abdominal, hématémèse, méléna, anémie biologique progressive)
Diarrhées chroniques (section des nerfs vagues – Xème paire)
Reflux biliaire œsophagien (gastrectomie 4/5ème)
Troubles psychologiques
Nouveau cancer sur moignon de gastrectomie partielle (ou du grêle ou du colon) pour patients « jeunes » (fibroscopies de contrôles itératives nécessaires)
Troubles nutritionnels
Carence des gastrectomies totales : vitamine B12, fer, folates
Dénutrition protéino-énergétique (syndrome du petit estomac)
Dumping syndrome : malaise lors des repas
Infections respiratoires si splénectomie : vaccin anti-pneumococcique, Haemophilus influenzae, méningocoque A et C, grippe chaque année + ORACILLINE 2 ans (érythromycine si allergie)
Pronostic :
60 à 80 % de survie à 5 ans pour les cancers opérés sans atteinte ganglionnaire
15 % de survie à 5 ans si envahissement ganglionnaire
0 % de survie à 5 ans pour les cancers avec métastases